La seconde 12 préoccupée par la famine en Somalie

vendredi 11 mai 2012
par  admin1

Durant l’année, nous, élèves de seconde 12, avons étudié les différents problèmes majeurs en Somalie en enseignement d’exploration « santé-social ».
La Somalie, située sur la corne de l’Afrique, est un pays dont l’IDH (Indice de Développement Humain) est de 0,27, le taux de natalité est de 45,13% et le taux de mortalité de 16,63%. En ce qui concerne l’espérance de vie, il est de 50,5 ans en Somalie contre 81,1 en France. Ces paramètres montrent bien que le pays est en grande difficulté économique et sociale. Par ailleurs, la population est victime d’une guerre civile depuis 19 ans.
Dans ce contexte géopolitique, nous nous sommes donc intéressés aux premières victimes de cette guerre : les femmes et les enfants. Ainsi, la problématique du projet est la suivante : Quelles sont, concrètement, les problèmes majeurs rencontrés par les femmes et les enfants en Somalie ? Pour répondre à cela, nous avons eu la chance d’avoir l’intervention de bénévoles de l’UNICEF (Fonds des Nations Unies pour l’Enfance). Et, nous nous sommes intéressés à la famine et à la maltraitance de cette population en réalisant des recherches documentaires avec nos enseignants (Mme BENHAMZA et Mme ETCHEBERRY) ainsi que notre documentaliste, Mme DEMILY.

Nous avons donc compris qu’avec le contexte géopolitique et climatique de la Somalie, les conditions sont réunies pour que ce pays soit en famine. Pour plus de précision, la sécurité alimentaire qui est la disponibilité et l’accès à la nourriture est insuffisante dans quasiment tout le pays. Par ailleurs, les structures sanitaires et sociales sont très insuffisantes. Mais malheureusement, la sécheresse provoque un manque en eau potable pour la population et aggrave la situation décrite précédemment.
En quelques chiffres, l’UNICEF estime qu’environ 143 millions d’enfants de moins de 5 ans souffrent de famine dans le monde et représente au moins 30% de la mortalité infantile. Environ 13,3 millions de personnes ont besoin d’être sauvées dans les états de la Corne de l’Afrique. On s’est bien rendu compte que la malnutrition est l’une des causes principales de la famine et que celle-ci est la conséquence d’une alimentation insuffisante.
L’article 6 de la Convention internationale des droits de l’enfant affirme que tous les enfants ont le droit à la vie. Et, l’article 24 de cette même convention précise que les États ont l’obligation de réduire la mortalité des enfants et à lutter contre la malnutrition. En ce qui concerne la Déclaration des droits de l’Homme, l’article 25 énonce clairement que toute personne a le droit à un niveau d’alimentation suffisant pour assurer sa santé. Dans cette perspective, l’UNICEF souhaite réduire la famine en utilisant le « Plumpy’nut » pour nourrir la population Somalienne. Cette nourriture prête à l’emploi est une pâte d’arachide composée de nutriments, des vitamines, etc. Le « Plumpy’nut » créé par des français est une alimentation très nutritive.

Comme nous l’avons dit précédemment, la Somalie connait depuis dix-neuf ans les guerres civiles et de nombreux embargos. Il y a donc un fort climat d’insécurité qui est responsable de nombreuses violences. Ce sont les femmes et les enfants qui sont les victimes des maltraitances causées par la milice (police politique).
Les femmes sont victimes d’agressions sexuelles comme des viols, des attouchements mais aussi des mutilations sexuelles telles que la clitoridectomie, l’excision, etc. L ’UNICEF estime que 3,25 millions de femmes nécessitant d’assistance humanitaire.
Par ailleurs, les enfants sont recrutés afin de devenir des « enfants soldats » et sont victimes de coups violents (frappés ou exécutés). Ainsi, 650 000 enfants de moins de cinq ans ont besoin d’une assistance humanitaire.
Pour remédier à ces violences, il existe plusieurs structures pouvant les accueillir et les aider. On peut citer l’UNICEF, l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), le FNUAP (Fonds des Nations Unies pour la Population) et les camps de réfugiés (comme celui de Dadaab au Kenya) sont les principales structures répondant aux demandes des femmes et des enfants victimes de ces violences. Les types d’actions qu’entreprennent ces organisations sont les suivantes : éduquer les enfants, s’occuper de leur santé, faire en sorte que les Droits de l’enfant soient respectés, favoriser la sécurité sanitaire, renforcer les systèmes de santé, etc.
Pour sa part, l’UNICEF a dû s’adapter très vite devant l’ampleur et la gravité des besoins découlant entre autre de la sécheresse. Leur objectif est de mobiliser rapidement l’ensemble de l’organisation pour canaliser vers Djibouti, le Kenya et la Somalie et l’Éthiopie les ressources humaines et financières nécessaires. De cette manière, sur la seule période de juillet à octobre 2011, 108 000 enfants ont été traités pour malnutrition aiguë sévère. L’aide est parvenue aux communautés touchées par la sécheresse et aux personnes déplacées des camps et des zones voisines. D’autres chiffres montrent l’ampleur des actions menées par l’UNICEF : 1,2 million d’enfants ont été vaccinés contre la rougeole, 2,2 millions de personnes ont obtenu un accès à une eau salubre et près de 50 000 enfants ont eu la possibilité de profiter d’espaces amis des enfants ou d’autres environnements sécurisés.

Assia, Bénédicte, Blondy, Dylan, Eugénie, Goundo, Kurt, Ludwig et Yanis, élèves de la 2nde12.


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